Pourquoi un filtre de prompts ne suffit-il pas ?
Un filtre agit sur le langage, pas sur l'effet. Il ne voit ni le code de l'agent, ni ses dépendances, ni les outils qu'il appelle, ni les API qu'il atteint, ni les processus et flux réseau qu'il génère. Une instruction malveillante peut arriver par un document indexé, un résultat d'outil ou une mémoire contaminée, puis produire une action réelle que seul un contrôle proche du runtime peut interrompre.
Comment découvrir les agents et outils non déclarés ?
En combinant plusieurs sources : trafic vers les fournisseurs de modèles, appels d'API, workloads en exécution, dépôts de code, manifests MCP et configurations. Ces signaux sont recoupés pour construire un inventaire, identifier les propriétaires et faire apparaître le Shadow AI, y compris les usages lancés hors du cadre habituel des projets.
Comment sécuriser les serveurs MCP ?
En inventoriant les serveurs et leurs outils, en vérifiant propriétaire, version et provenance, puis en restreignant les outils visibles par agent. Les schémas et paramètres sont contrôlés, les destinations et les montants contraints, les actions sensibles simulées ou soumises à validation humaine, et le résultat filtré avant retour à l'agent.
Comment protéger le RAG et les mémoires ?
En contrôlant ce qui entre dans les index et dans la mémoire, en détectant les instructions dissimulées dans les documents, en cloisonnant le retrieval par tenant ou par dossier, en masquant les données sensibles et en permettant de geler ou restaurer une mémoire contaminée.
Pourquoi protéger le runtime ?
Parce que l'effet réel s'y produit : un processus lancé, un fichier lu ou écrit, un flux réseau sortant. C'est le dernier endroit où une action dangereuse peut encore être arrêtée, et le seul qui permette de vérifier qu'une correction a bien changé le comportement observé.
Peut-on commencer en mode observation ?
Oui, et c'est le mode de démarrage recommandé. La découverte et l'observation permettent de construire une baseline, de tester les politiques en simulation, puis d'activer le blocage uniquement là où l'action est sensible ou irréversible.
Comment détecter un agent compromis ou détourné ?
Par la corrélation entre couches : une instruction inhabituelle, un enchaînement d'outils inattendu, un volume ou un coût anormal, un accès à des données hors périmètre, un processus ou un egress jamais observé. La détection porte sur la séquence, pas sur un événement isolé.
Comment isoler ou révoquer un agent ?
En coupant ce qui produit l'effet : révocation des secrets et tokens, retrait des outils, blocage des destinations réseau, passage en lecture seule, isolation ou arrêt du workload, gel de la mémoire. Ces actions sont préparées à l'avance dans des runbooks pour être exécutables sans improvisation.
Comment intégrer les alertes au SOC existant ?
Les détections, chronologies et preuves sont exportées vers votre SIEM et vos outils SOAR, avec création de tickets et runbooks associés. L'objectif est d'utiliser vos processus de traitement existants, pas d'ouvrir une console de plus.
Comment cette offre s'articule-t-elle avec l'IAM et l'autorisation fine ?
L'autorisation fine répond à la question du droit : cette action est-elle légitime dans ce contexte. Cette offre répond à la question de l'effet : ce que l'agent fait réellement, avec quels outils et quelles données, si son environnement est sain et comment interrompre puis expliquer un incident. Les deux se complètent et s'appuient sur vos briques IAM, PAM et Access Management.